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Jusqu'en 1945, la Roumanie et la France avaient gardé des relations culturelles et politiques étroites, et partagé les mêmes orientations politiques (pour le meilleur et pour le pire). En 1968 encore, lors de sa visite à Bucarest en mai, Charles De Gaulle était spontanément ovationné à Bucarest, alors qu'il était conspué à Paris. Mais après 1989, les Roumains découvrent une nouvelle France aux yeux de laquelle la Roumanie n'est plus une petite soeur des Balkans, ni une alliée, tandis que Bucarest n'est plus un petit Paris. Aux yeux de cette nouvelle France, la Roumanie paraît être une sorte de Syldavie quelque peu sordide (le sort des orphelins et des Roms occupe l'espace médiatique), une Syldavie suspecte de fascisme, de xénophobie et d'antisémitisme atavique. Mortifiés par cette image de la Roumanie en France, de nombreux Roumains se tournent vers d'autres horizons culturels, et le français est depuis lors en perte de vitesse. De plus, auprès de jeunes, l'omniprésence de l'anglais notamment dans le monde économique et la quasi-disparition des productions en français à la télévision roumaine jouent un rôle tout aussi important.
source: Wikipedia
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